Paysages et natures mortes : Michael Williams

Depuis plus de cinquante ans, Michael Williams réalise des peintures et des œuvres sur papier fondées sur l’acte de regarder. Ses paysages et natures mortes naissent d’une observation intense et se construisent lentement, par le dessin et l’accumulation de lignes fines et délibérées. Il ne s’agit pourtant pas de simples relevés des apparences. Williams met sans cesse à l’épreuve la tension entre l’image reconnaissable et la surface du tableau : entre l’objet décrit et la couleur, le rythme et la lumière à travers lesquels il est recréé.

Après avoir quitté Londres pour la campagne galloise au début des années 1970, Williams s’est détourné du langage dominant du modernisme international pour se tourner vers le monde naturel. Les collines et carrières du Radnorshire, la côte galloise, les montagnes de Grèce et, plus récemment, les canaux et collines proches de chez lui à Stroud sont devenus des sujets récurrents. Ses natures mortes offrent un champ d’investigation plus intime, mettant des objets ordinaires en relation de manière inattendue, ce qui peut sembler contemplatif, énigmatique et discrètement métaphysique.

Depuis 2003, Williams travaille exclusivement sur papier, développant un langage visuel exigeant où dessin et couleur sont étroitement mêlés. Ses œuvres entretiennent une tension subtile entre une description topographique patiente et la fluidité de la lumière, de l’eau et de la couleur. Les marques répétées qui cartographient le monde visible l’animent aussi, créant un mouvement continu entre surface et espace, certitude et sensation.